- que, trois jours après les attentats de Paris, le 16 novembre, de l’année 2015, précision importante, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, François Hollande, dans un silence quasi religieux, dans un recueillement légitime et unanime, avait proposé, l'élargissement de la déchéance de nationalité, dont on a, ouhlala, énormément parlé depuis. Quatre mois plus tard, hier midi, le président s'est exprimé depuis l'Elysée pour expliquer qu'il abandonnait le projet de révision constitutionnelle. Entre-temps, les terroristes, français ou non, binationaux ou pas, tremblant à l’idée que le ciel et l’épée de Damoclès d’une déchéance ne leur tombent sur la tête, réponse A, ont décidé de tout arrêter, réponse B, sont restés sous leur couette, réponse C, ont continué leur viles manœuvres, leurs immondes entreprises, leurs horribles projets, ici, là, et aussi ailleurs. C’est la réponse C qui est la réponse C, c’en est assez, faisons cesser ce C insensé.

- que l’être humain aime autant les mystères quand ils sont dévoilés que les mythes lorsqu’ils sont préservés que les croyances quand elles sont crues que les endives quand elles sont cuites que les secrets quand ils sont bien gardés. L’orgasme féminin, même au troisième millénaire, reste entouré de légendes. Rappelons quelques vérités plus ou moins établies, des certitudes présentes avant qu’elles ne soient contredites dans un futur qui n’est jamais si proche que lorsqu’il est prochain. Seules 30% des femmes peuvent atteindre l'orgasme par la seule pénétration ; pour les autres, un achat de nouvelles chaussures ne suffit pas forcément. Certaines positions sont plus enclines à produire un orgasme que d'autres. Suffirait-il de chercher ? La majorité des femmes ont besoin de 20 minutes pour être aptes à l'orgasme, d’où l’importance des préliminaires, disent les scientifiques penchés fesses en l’air et cerveau aux aguets sur le sujet. Si certaines femmes ont une prédisposition à atteindre plusieurs orgasmes, toutes les femmes n'en sont pas capables : réponse A, faut-il descendre dans la rue et battre le pavé pour changer la donne ?, réponse B, les unes doivent-elles informer les autres ?, réponse C, la vie est injuste. C’est la réponse C qui est la réponse C, c’en est assez, faisons cesser ce C insensé.

- que nous vivons dans une époque de l’instantanéité où, malgré tout, parfois, il faut quatre mois pour renoncer à une décision, comme nous l’avons vu plus haut. Néanmoins, malgré les progrès de la science, les journées ne durent toujours que vingt-quatre heures, deux heures que sept mille deux cents secondes, et une seconde, quand on nous demande de l’attendre, parfois cinq minutes. Quid des réponses à nos mails alors ? Une étude de 1997 a établi que 91 % des courriers électroniques arrivaient en moins de 5 minutes. Presque vingt ans plus tard, ça doit être encore plus rapide. Mais une fois le mail envoyé, et donc reçu quelques minutes plus tard au plus tard de chez plus tard, il est probable que l’expéditeur, quelquefois, attende une réponse. Accrochez-vous, sur Terre et de nos jours, le temps moyen de réponse à un e-mail est de 23 heures. Réponse A, non mais oh !!!, réponse B, ah bah alors ça sert à quoi tout ça !!!, réponse C, pffffffffffffffff !!! C’est la réponse C qui est la réponse C, c’en est assez, faisons cesser ce C insensé.