- que François Hollande a commémoré, vendredi 8 janvier, les 20 ans de la mort de François Mitterrand, à Jarnac, sous la pluie. Il aura passé son temps sous la pluie, ce président-là, le jour de investiture, sur l’île de Sein dans le cadre des commémorations des 70 ans de la Libération, à Casablanca ou à Mayotte, et j’en passe, ou à commémorer, ce président-là, le 8 mai, le 11 novembre, l’appel du 18 juin, l’esclavage, et là aussi, j’en passe. Bref, les commémorations, la pluie, ou les deux donc, resteront les grands souvenirs du quinquennat de François Hollande, sauf changements de derniers mois, ou sauf deuxième quinquennat. En début de semaine, il a commémoré Charlie. Il a commémoré beaucoup, il a beaucoup commémoré. Nonobstant le fait qu’on peut très bien savoir se souvenir tout seul, on me dira peut-être : c’est le rôle d’un président. Changeons-le, ce rôle, qu’il soit dévolu à un autre, un autre capable d’affiché un visage de cire, avec constance, un visage de circonstances, quoi. On pourrait affecter la tâche à un sénateur affectueux, ou au plus vieux des vieux sénateurs, cette tâche comme d’ailleurs aussi la remise des légions d’Honneur, ça ferait gagner du temps au président, qui pourrait se consacrer, hum, réfléchissons, à quoi donc ? Qu’entends-je ? Emploi, économies, logement, égalités, libertés ? Je dis, en effet, pourquoi pas. Je dis ça, mais je le dis en passant, puisque je passe.
- qu’on peut se demander s’il faut, constamment ou inlassablement, et nécessairement ou obligatoirement, utiliser le terme idoine même s’il est peu usité, ou alors créer des commissions ad hoc qui devront classifier les mots selon leur degré d’usage, d’utilisation, ou d’entendement en fonction des interlocuteurs, ou encore, si, plus simplement, pour une bonne communication, de belles conversations, de grandes discussions, des échanges fructueux, il faut tout bonnement que l’émetteur et le récepteur interagissent afin de vérifier s’ils se comprennent bien. Je dis ça, mais je le dis en passant, puisque je passe.
 
- qu’on se déchire en France sur la déchéance, que les députés dépités se disputent, que les ministres, c’est sinistre, s’immiscent dans les interstices en priant qu’on en finisse. Et pourquoi ? Et pour quoi, même ? Pour faire peur à des terroristes. Pour faire peur aux futurs terroristes, aux terroristes potentiels. S’ils sont binationaux, ils n’auront qu’à bien se tenir, ils pourraient devenir mono-nationaux, et perdre la nationalité française, de cette France qu’ils auraient attaquée, donc, de cette France qu’ils n’aimeraient pas assez pour la laisser tranquille. On pourrait aussi promettre la peine de mort aux terroristes qui se feront sauter, et à ceux qui seront tués par la police. Lorsqu’un crime est commis, on s’interroge sur trois choses : le mobile, les moyens et l’opportunité. Et si on faisait ça pour les terroristes ! Le mobile ? Pour le contrer, il y a un gros boulot mondial sur la tolérance, le respect de l’autre, un travail éducationnel, ainsi qu’un tout petit labeur pour une paix mondiale, une égalité planétaire, entre autres besognes. Les moyens ? Leur supprimer l’argent et les armes, leurs moyens de communication, pourrait, j’emploie un conditionnel naïf, n’être pas idiot. L’opportunité ? A moins de devenir tous autant que nous sommes des vigies plutôt que des pirates, il vaudrait mieux s’occuper du mobile et des moyens car les cibles sont trop infinies. Je dis ça, mais je le dis en passant, puisque je passe.