- qu’en raison des importants embouteillages dans la ville de São Paulo et des risques d'enlèvement, certains hommes d'affaires préfèrent, pour se déplacer rapidement, appeler un hélico-taxi, faisant de la ville la première au monde de trafic civil d'hélicoptère. C’est gamin, mais je vois des insectes voler. La chaleur brésilienne, une forme de vapeur invisible, comme des nuages chauds flous translucides, un bourdonnement incessant, des hélicoptères diptères dans les airs, et une très grosse tapette pour mettre une bonne grosse claque à ces hommes d’affaires qui, plutôt de trouver solution au sol avec leur argent et éventuellement leur intelligence pertinente, inventent une nouvelle forme de bouchon, une nouvelle forme de pollution sonore et écologique, une nouvelle forme d’évitement du problème à la place d’une réflexion constructive. Peut-être qu’il suffit de plisser les yeux pour voir autrement, ou de faire le poirier, ou de faire le poirier en plissant les yeux. Essayons !

- que, vers 2020, l'Europe sera dotée d'un système de navigation par satellites baptisé Galiléo. Contrairement aux systèmes américains, GPS, et russes, GLONASS, qui sont sous contrôle militaire, il sera sous contrôle civil et offrira une meilleure précision, environ 1 mètre, grâce à 30 satellites qui sont actuellement lancés au rythme de 4 par an. C’est gamin, mais je me vois faire des bonds. Téléphone en main, branché sur Galiléo, je me vois sauter plus d’un mètre cinquante, en longueur, si tant est que j’en sois capable en 2020, mais comme j’imagine, je me vois autant kangourou que panthère, je fais ce que je veux de mon imagination, et je me vois observer ma position galiléique, dira-t-on ainsi ?, pour savoir si Gali, le surnommera-t-on ainsi ?, a suivi mon bon bond au mètre près! Sans doute que d’autres trouveront meilleurs usages au nouveau système et à sa précise précision. Peut-être qu’il suffit de plisser les yeux pour voir autrement, ou de faire le poirier, ou de faire le poirier en plissant les yeux. Essayons !

- que la frontière entre l'Inde et le Bangladesh est particulièrement compliquée au niveau du nord du Bengale-Occidental. Il y a environ 200 enclaves, c'est-à-dire des morceaux de Bangladesh en Inde et inversement. Il y a aussi des enclaves dans des enclaves, et même une triple enclave, un morceau d'Inde dans un morceau de Bangladesh lui-même dans un morceau d'Inde situé côté Bangladesh. C’est gamin, mais j’adore l’idée. Déjà, trop marrant d’imaginer les petits écoliers devant colorier les cartes de la région sans erreur, vieille vengeance malsaine en souvenir de ces crayons qui se cassaient pendant ces allers retours de couleurs absurdes, les allers retours, pas les couleurs. Et puis, j’imagine tous les pays ainsi conçus avec des enclaves dans les enclaves et encore entourées d’enclaves, ça aiderait peut-être à ce que personne ne s’y retrouve et que personne ne revendique une appartenance suffisante pour justifier qu’il n’aime pas l’autre puisqu’il n’appartient pas à son enclave. Peut-être qu’il suffit de plisser les yeux pour voir autrement, ou de faire le poirier, ou de faire le poirier en plissant les yeux. Essayons !