- que lors des pics de pollution les plus sévères, respirer à Pékin pendant une journée revient à fumer 21 cigarettes. Reconnaissons que ça ne fait pas cher le voyage. Certes, avec le décalage horaire, en une journée, on profite peu, mais 6 ou 7 euros le séjour, c’est franchement abordable. A moins que je ne me fourvoie sur l’information et que respirer dans la capitale chinoise équivaille. Je me permets de m’interrompre à brûle-pourpoint et tout de go. Je crois ne jamais avoir utilisé le subjonctif d’équivaloir avant aujourd’hui, ou alors, je ne m’en souviens pas. Quelle serait la pire des deux situations ? Equivaille, donc, à emmerder son monde en lui balançant plus d’un paquet en plein dans les narines, et les poumons, ce qui reviendrait, excusez-moi de le dire, à de l’incivilité de base que les fumeurs oublient plus souvent qu’à leur tour. Je m’invite à m’arrêter de nouveau pour souligner à quel point je déteste l’expression plus souvent qu’à son tour. Et, donc, incivilité courante que je me permets de souligner une nouvelle fois, porte-parole, toussotant s’il le faut, mais porte-parole d’un jour, des non-fumeurs silencieux. Il y a des informations qui passionnent, et puis celles dont on se fout, et aussi celles qui agacent, celle-là en est une.

- que depuis votre naissance jusqu’à votre mort, qu’elle soit douce ou affreuse, si votre espérance de vie est de 78 ans, c’est une moyenne, personne ne vous interdisant de faire moins, ni de faire plus bien entendu, vous dormirez un tiers du temps. Bon d’accord, mais que faisons-nous du reste, ces 49 années éveillées ? Trois années sont passées à l’école. Oui, on peut avoir l’impression d’y être resté plus longtemps. C’est comme le froid extérieur, cette notion de température réelle et de température ressentie. Dix années et demie de vie professionnelle, souvent liées à l’année complète passée au volant de sa voiture ou dans les transports en commun. Faire le ménage, cuisiner, aller faire des courses, s’occuper des enfants, tout cela prend encore quelques belles années, sans compter les neuf années passées devant la télé ou sur Facebook. D’après les calculs approximatifs de chercheurs douteux et sûrement vagues, neuf ans, seulement soulignent-ils, sont passés avec sa famille et ses amis pour jouer, pour rire, pour pleurer, pour tomber amoureux, pour voir du pays et se consacrer à ses passions. Alors que certains peuvent adorer conduire, ou surfer sur le web, ou même travailler, ou encore même rire au travail. Il y a des informations qui passionnent, et puis celles dont on se fout, et aussi celles qui agacent, celle-là en est une.

- qu’un groupe d'amis joue la même partie de chat depuis vingt-trois ans. C’est quoi la maison ? Y’a-t-il une maison ? Ceux qui se cacheront dans leur cercueil dans quelques années seront-ils considérés comme des tricheurs ? Leur partie a débuté alors qu’ils étaient au collège, elle se poursuit, donc ils se poursuivent. Devenus plus adultes, ils ont édifié de nouvelles règles, plus complexes ou plus limitées pour plus de confort. C’est dommage ! Tant qu’à avoir la classe de maintenir un jeu idiot si longtemps entre amis, ce qui signifie également d’avoir préservé une amitié ténue avec des camarades d’adolescence, aussi grotesques que soit le terme, ils auraient dû garder les règles initiales, c’eut été bien mieux, de mon point de vue. Je voulais leur tirer mon chapeau, je le garde sur ma tête ! Il y a des informations qui passionnent, et puis celles dont on se fout, et aussi celles qui agacent, celle-là en est une.